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Larguer les amarres en famille

Dernière mise à jour : 7 juin 2023



Larguer les amarres une année en famille... C'est en ces quelques mots qu'Amicie résume l'aventure dans laquelle elle s'est embarquée. Avec son mari et ses trois petites filles, ils ont tout quitté l'été dernier pour partir sillonner l'Atlantique à bord de Ratatouille, un catamaran de 42 pieds. Depuis le début, Amicie tient un carnet de bord de leur périple, que j'ai adoré suivre, étant très admirative de ce genre de grandes aventures familiales.

À l'heure où le voyage touche à sa fin, Amicie revient pour Solaire sur cette expérience de vie exceptionnelle.



Solaire Journal : Bonjour Amicie. Parle-moi de la genèse du projet.


Pour moi c'était un rêve d'enfant. Des amis de mes parents l'avaient fait quand j'étais petite. Nous avions suivi le projet de loin et j'étais très admirative. Je trouvais ça fabuleux, mais j'étais quand même loin d'imaginer que je le ferais un jour. Les années ont passé, et un an après la naissance de nos jumelles, avec mon mari Matthieu nous avons atteint le plus haut sommet de l’Europe - le Mont Blanc. C'était le 16 juillet 2019, on s'était fixé ce challenge et on a vraiment eu le sentiment de se dépasser ce jour-là. Nous avons adoré faire ça en couple, et nous nous étions promis de nous lancer dans une nouvelle aventure un jour, cette fois-ci en famille.



Comment vous êtes-vous décidés à partir ? Comment l'idée a-t-elle fait son chemin ?


Un soir d'été, en vacances avec des amis, trois ans avant le départ. C'était la fin de soirée, le rosé coulait à flots et nous échangions autour de nos projets et de nos rêves. Matthieu a reparlé de cette envie que nous avions de partir en bateau en famille plusieurs mois, ce qui m'a fait réaliser que ce n'était plus simplement mon rêve à moi, mais plutôt un rêve commun, un projet de couple qui tenait la route. Nous avions depuis quelques temps l’envie de nous évader pour vivre plus simplement, plus librement mais surtout pour nous recentrer sur l’essentiel, notre couple et nos enfants. Nous sommes tous les deux nés à Paris et à part quelques stages à l’étranger, nous ne sommes jamais vraiment sorties de nos schémas familiaux, nos repères rassurants et confortables. A l’heure ou la préservation de notre planète devient une préoccupation majeur, l’envie de vivre un temps en connexion total avec la nature était plus que jamais présente.

C'est une opportunité de vie, un alignement de planètes qui nous a permis de mettre en place

ce projet fou.


Vos familles sont-elles particulièrement tournées vers la mer ?


Matthieu est très branché voile, il partait souvent en bateau avec son père et son grand-père.

Et depuis que nous avons 18 ans, nous louons des bateaux l'été avec des amis. C'est toujours Matthieu le skipper. Moi je viens d'une famille qui aime la mer, nous avons une maison en Bretagne et aimons naviguer, mais nous ne sommes pas non plus des "mordus". Je suis incapable de skipper toute seule. En revanche j'ai toujours adoré ça, et les croisières que nous avons faits restent mes meilleurs souvenirs de vacances.


Est-ce qu'il a fait une formation complémentaire pour assurer, seul avec toute sa famille à bord, ou il avait un niveau suffisant ?


Il avait le niveau, mais nous avons dû compléter avec des formations plus techniques. Matthieu a fait une formation moteur, sur deux jours, car les pannes moteur sont quelque chose de très spécifique qu'il faut maitriser. Il a suivi aussi une formation météo, pour apprendre à lire la météo marine de manière précise et ainsi naviguer en toute sécurité.


Matthieu est bricoleur de nature ?


Oui, c'est vraiment son truc. Et tant mieux, il y a toujours un truc à réparer quand tu pars en bateau.




Tu vis donc avec un skipper, bricoleur, aventurier. Pas mal.


Haha ! Je t'avoue que je ne sais pas si je me serais lancée dans l'aventure s'il n'était pas bricoleur... Il avait le profil type, et c'était très rassurant pour moi.





À quel moment avez-vous commencé à concrétiser le projet ?


Le tout était de trouver le bon timing. Moi j'étais attachée de presse free-lance et j'avais mon podcast Milk & Mamma, mais j'avais un peu ralenti le rythme avec la naissance de notre petite dernière, Bianca. Matthieu a finalement vendu sa boite et nous avons décidé d'en profiter pour prendre une année sabbatique. En Septembre 2021, nous avions prévu un week-end à Marseille pour notre anniversaire de mariage, mais nous avons réalisé que si l'on voulait que le grand départ se fasse l'été d'après, il fallait commencer à chercher un bateau rapidement, car c'est le plus long et le plus difficile. Du coup on a annulé notre week end à Marseille et on s'est précipités au Salon Nautique de La Rochelle. Nous avons fait le tour et repéré un modèle qui nous convenait, puis on s'est débrouillés pour le trouver en occasion. Neuf c'était trop cher pour nous, mais aussi trop long. Si tu commandes un bateau neuf, on te le livre trois ans après.


Comment avez-vous défini votre budget ?


Il faut savoir que pour ce type de projet, il y a de tous les budgets, car cela dépend avant tout du bateau choisi. Pour vous donner une idée du prix des bateaux, cela va de 80 000 € pour un petit monocoque à 1 million d'euros ou plus pour un magnifique catamaran flambant neuf.


Donc on place ses exigences en fonction des moyens que l'on a.


Exactement. Sachant qu'un catamaran est toujours plus cher qu'un monocoque, si tu disposes d'un petit budget, tu pourras toujours partir en monocoque. Nous avons choisi un catamaran, pour des raisons de confort et pour limiter un peu le mal de mer. Avec trois enfants à bord, dont un bébé, c'était pour moi non négociable. Nous voulions aussi acheter un bateau récent pour pouvoir le revendre facilement. Pour nous qui habitons à Paris, il était inenvisageable de le garder. Nous avions fait des économies, la vente de la société de Matthieu nous a aidé, et surtout, nous avons mis notre appartement parisien en location, ce qui nous permet d'avoir une source de revenus tous les mois. Mais ce n'est pas facile de faire une estimation budgétaire précise, parce que cela dépend de la façon dont tu voyages et des îles dans lesquelles tu vas.



Mais j'imagine que dans l'ensemble les dépenses ne sont pas énormes, car vous êtes beaucoup en bateau...


Si, c'est assez conséquent honnêtement, car sur les iles, tout coûte cher. Et nous sommes une famille nombreuse... Les courses, par exemple coûtent une fortune car tout est importé. Ensuite il faut penser au coût des places dans les ports, les réparations liées au bateau, l'essence qui est très chère en ce moment. Les sorties au restaurant aussi, et tu en fais pas mal finalement car tu as envie de vivre pleinement ton voyage et de te sentir en vacances... Il y a des gens qui ne dépensent pas grand chose, qui ne visitent rien, ne louent pas de voiture, mais nous on avait envie de profiter pleinement et de visiter tout ce qui nous attire dans l'endroit où l'on est. Notre programme a beaucoup changé au fil de l'eau, en fonction des conseils des gens, des bons plans, et de la météo qui peut nous bloquer au port pendant une semaine alors que ce n'était pas prévu.



Quels étaient vos freins au moment de l'ébauche du projet ?


Nous n'en avions pas.


Même pas d'avoir trois enfants en bas âge sur un bateau ?


Non, la question de la sécurité ne nous a jamais inquiété. La plus petite, Bianca, nous suit partout. Ça n'est jamais arrivé que je la retrouve dans un coin du bateau auquel elle ne devrait pas avoir accès. Elle suit ses soeurs et on l'a garde à l'oeil, le bateau n'est pas non plus immense et nous avons des filets de sécurité. Les seuls moments où j'ai eu peur pour elle, c'était dans la rue, à terre, mais ça pourrait aussi être le cas dans notre quotidien à Paris. Elle connaît par cœur le bateau et quand on fait des manœuvres et qu'on sait qu'on ne peut pas l'avoir en visu, on l'a met dans son lit.


Vos proches vous ont-ils encouragés ?


Pas tous, mais c'est comme tout dans la vie. Il y a des gens qui se réjouissent et des gens qui propulsent leurs propres angoisses sur des projets que eux n'auraient sans doute jamais osé faire. Mais nous n'avions pas de doutes et nos familles nous ont fait confiance. Nous avions aussi beaucoup échangé avec d'autres familles qui l'avaient fait, notamment une, et après avoir diné avec eux on savait qu'on partirait. Je ne suis pas partie dans cette aventure sur un coup de tête, sans exemples autour de moi.

Comment avez-vous dessiné votre itinéraire ?


C'est une boucle assez connue qui consiste à faire le tour de l'atlantique, passer par l'arc antillais puis traverser les Açores, et enfin rentrer par la Bretagne. C'est le trajet classique que font de nombreuses familles qui partent pour une année en bateau. Mais comme nous avons choisi un catamaran, qui remonte moins bien au vent qu'un monocoque, la transat retour s'annonçait trop sportive. Donc dès le départ nous avions décidé de vendre le bateau aux Antilles avant de rentrer.




Quels sont les indispensables à prendre sur le bateau ?


Beaucoup de livres, des jeux d'enfants, ... Matthieu avait d'autres priorités : lui c'était plutôt son équipement de kitesurf ! Un paddle, un kayak,... Et au niveau logistique on a la chance d'avoir une machine à laver le linge sur le bateau, ce qui est assez rare. On a pris aussi une grosse valise à pharmacie, après avoir suivi une formation médicale pour les urgences. C'était important pour la transatlantique parce que quand tu passes 15 jours en pleine mer, il faut être capable de suturer, faire un plâtre, gérer une brûlure, etc...


C'est le grand départ. Qu'est-ce qu'il ne faut pas surtout pas oublier et comment

s'organise-t-on pour partir aussi longtemps avec 3 enfants en bas âge ?


C’est pour moi plus facile de partir avec des enfants en bas âge … pas ou peu d’école et surtout, plus ils sont petits plus ils ont envie de passer du temps avec leurs parents ! Les enfants s’adaptent bien plus facilement que nous. Et un bateau, c’est idéal pour voyager avec des petits, c’est une maison flottante…. Les filles ont leurs cabines, leurs lits et leurs repères, nous bougeons souvent, mais elles dorment tous les soirs dans le même lit.


"Dès le départ, nous avons réalisé à quel point nous étions vulnérables. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain. En revanche, ça a été très rassurant pour moi de voir que Matthieu gérait aussi bien la situation (...) L'ambiance était apocalyptique et il est resté très calme."

Que retiens-tu de vos débuts en Méditerranée ? C'était un bon moyen de vous rôder ?


C'est magnifique la Méditerranée en bateau. Mais je pense aussi aux tempêtes qu'on a vécu en Corse au début du voyage, en Août dernier, et qui étaient d'une violence inimaginable. Des bateaux se sont échoués, il y a eu des morts... On a eu très peur.


Dès le départ, nous avons réalisé à quel point nous étions vulnérables. Tout peut s'arrêter du jour au lendemain. En revanche, ça a été très rassurant pour moi de voir que Matthieu gérait aussi bien la situation, c'était de bonne augure pour la suite. L'ambiance était apocalyptique et il est resté très calme, il a effectué les gestes qu'il fallait effectuer et a su mettre notre bateau en sécurité.



Ensuite nous avons mis le cap sur l'Espagne et ses îles. J'ai adoré les Baléares et particulièrement Minorque, que je ne connaissais pas, c'est une île très sauvage et préservée du tourisme de masse. J'ai trouvé Ibiza trop construit. Et j'ai été particulièrement choquée par Almeria, "la mer de plastique". Il faut le voir pour le croire. Tous les fruits et légumes espagnols qu'on nous vend dans les supermarchés français viennent de là... C'est étonnant en Espagne, car certains coins sont merveilleusement préservés, notamment les fonds marins sur lesquels ils sont très vigilants, et à côté ils détruisent le paysage et la planète dans certaines zones.


Puis vous avez rejoint le Cap Vert, qui vous a beaucoup marqué. Pourquoi ?


Pour les capverdiens… Un peuple chaleureux, généreux, mais surtout, terriblement attachant !

La vie là-bas est simple, les gens n’ont rien et il est très difficile de se ravitailler mais il y règne malgré tout une très grande joie de vivre. C'est le pays de la musique, on entend Cesaria Evora à chaque coin de rue... C'est un coin assez éloigné des circuits touristiques, ce qui permet d'en préserver son authenticité. On y va surtout pour la beauté de la nature et pour les gens, les randonnées sont incroyables et on y dort chez l'habitant.


La vie de famille et de couple en huit clos sur un bateau... Quelles sont les plus grandes joies et difficultés ?


Il y a des moments très durs, mais surtout des moments très forts. Ce voyage nous a beaucoup rapprochés parce qu'on a appris à vivre réellement ensemble et à être beaucoup plus patients, tolérants. Avec Matthieu, on fait en sorte d'avoir des moments tous les deux, mais nous ne sommes pas non plus 24h/24 ensemble car on est souvent dehors, on sort, on organise des trucs sur d'autres bateaux... Finalement nous avons une vie sociale beaucoup plus riche que quand nous étions à Paris. Les gens sont en plein break, personne ne bosse le matin, donc finalement les apéros, diners ou soirées sont réguliers et très festifs. Donc on passe beaucoup de temps en famille, mais nous ne sommes pas non plus en vase clos. La seule chose c'est qu'effectivement quand tu es au mouillage et que tu subis une dispute de couple, tu ne peux pas aller prendre l'air et faire une balade pour te calmer. Alors moi je pars nager, ça m'aide à me détendre !



C'est une expérience qui fait réellement grandir, vous apprenez beaucoup au niveau humain...


Pendant ce genre de voyage, on apprends à mettre de l'eau dans son vin, à prendre de la hauteur, parce qu'on à trois enfants en bas âge à gérer. La priorité absolue c'est les enfants, leur sécurité, leur confort, et après c'est le nôtre. Humainement c'est très riche. On a eu plein de galères : problèmes techniques sur le bateau, mouillage où tu ne dors pas de la nuit parce que tu as l'impression que l'ancre va se décrocher, potentiels dangers liés à la vie en mer... On a vécu des moments difficiles, mais cela nous a appris à prendre sur nous et à apprécier pleinement des moments beaucoup plus simples. Il y a aussi une grande solidarité entre bateaux, ce qui fait beaucoup de bien.



On pourrait penser que vous êtes isolés sur votre bateau, mais vous avez une vie sociale très riche depuis le début du voyage. Peux-tu nous en parler ?


Oui c'est vrai. Il y a environ une centaine de familles qui font le voyage chaque année. Il y en a qui partent pour un an comme nous, d'autres pour trois parce que le tour du monde, c'est trois ans. On navigue pas forcément ensemble, mais on se rencontre au port, sur la plage, ou au mouillage, puis on se recroise sur la route. C'est génial, on s'est fait de très bon amis. La magie du voyage itinérant c'est aussi que tu es plus ouvert, et on a rencontré des gens très différents de nous. C'est quelque chose qu'on a adoré. Il y a aussi un côté très spontané qui est agréable, vu que personne n'a jamais rien de prévu. Et on a plus le temps de discuter avec les gens que dans notre quotidien parisien où on est toujours un peu pressé.




La Transatlantique a été l'un des temps forts de votre voyage. Quelles ont été tes sensations ?


C'est l'une des plus belles expériences de ma vie. J'ai adoré cette sensation d'immensité, c'était grandiose d'être face à la mer pendant des jours et des jours sans aucun élément perturbateur. J'ai aimé aussi être déconnectée de tout, des infos, des réseaux sociaux, de tout ce qui se passait à terre. Ça ne m'était jamais arrivé, ou en tout cas jamais aussi longtemps. On avait juste un téléphone satellite pour regarder la météo et en cas de problème médical.




Pour la deuxième partie du voyage, vous avez fait le choix d'adopter un rythme plus lent, à la découverte des îles autour des Antilles. Comment décrirais-tu la suite de l'aventure ?


Après la transatlantique , nous avons sillonné l’arc antillais en long et en large ! Nous avons visité près de quinze îles (St Lucie, Grenade, Saint Vincent, Les Saintes, Marie Galante, Antigua, Barbuda, les Îles Vierges britanniques, St Barth , la Dominique ) …

Nous étions sur un rythme moins sportif car les navigations duraient rarement plus de 24h et nous étions beaucoup plus à l’aise avec le bateau. Nous étions plus libres sur l'itinéraire et suivions nos envies au jour le jour, car nous n'avions pas de contraintes de timing. Ce qui n'était pas le cas pendant la première partie du voyage, car des coéquipiers de traversées nous rejoignaient à des moments et endroits précis.

Nous avons adoré poursuivre la découverte de nouvelles cultures et contrées incroyables ! Toutes ces petites îles des Caraïbes sont distinctes et singulières. Leur culture, leur passé, leurs habitants et leurs paysages sont si différents, que l'exploration de chacune d’entre elles était à chaque fois pour nous, un nouveau voyage. On a aussi beaucoup fait la fête avec les familles des bateaux voisins… La plupart d'entre eux repartant ensuite pour la transat retour. Nous avons profité de chaque instant à 2000 % .


A l'heure de rentrer en France, quels ont été les moments qui t'ont le plus marqué et que retiens-tu de ce voyage d'un an en bateau ?


Les meilleurs moments ont été pour moi la transatlantique avec mon frère et mon beau-père, l’arrivé de la transat avec nos deux familles qui étaient venues de France pour nous accueillir en Martinique , la rencontre avec les bateaux copains sur l’île de Sal au Cap Vert et les quelques semaines que nous avons passé aux îles vierges Britanniques.

Des moments les plus difficiles, je retiens bien sûr les tempêtes en Corse, mais aussi la perte d’un être cher durant le voyage, le jour où nous avons quitté les amis avec qui nous avons navigué près de six mois, et enfin le moment où nous avons définitivement quitté Ratatouille…

L’exploration en bateau de ces contrées magnifiques, la rencontre de tous ces peuples, et de toutes ces familles de marins qui parcourent les océans…nous ont plus que jamais enrichis. Cette épopée nous donne des ailes pour la suite !! Nous reviendrons changés mais grandit… avec un regard plus large, un esprit plus ouvert, et une force que nous n’aurions jamais pu découvrir sans cette année d’aventure bien loin des sentiers battus …


Te projettes-tu déjà dans votre vie d'après ? Comment reprendre un quotidien classique après une telle expérience de vie ?


Inévitablement, cela engendre quelques angoisses. Notamment de vivre à nouveau dans un appartement parisien après avoir vécu un an dehors. Nos contraintes professionnelles nous obligent à retourner à Paris, au moins au début. Nous aurons sans doute envie de nous évader plus régulièrement, d'être davantage en contact avec la nature. Mais nous sommes quand même de vrais parisiens et je sais qu'on sera ravis de retrouver notre ville et nos amis !




Merci Amicie d'avoir pris le temps de répondre à mes questions pour Solaire. Vous pouvez retrouver le carnet de bord de ces derniers mois ici.

Et suivre Amicie sur ses comptes Instagram Milk & Boat et Milk & Mamma.


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